Pourquoi le vent blanchit les lèvres de la jeune fille qui me regarde en face ? Je ne sais pas, dirais-je tout bonnement, peut-être avec un brin d’étonnement. Mais, passons. Je n’ai pas le temps de chercher le pourquoi du comment. Je dois rester concentré sur les faits. Et le seul fait qui importe, c’est qu’elle est là, en face de moi :
Elle porte à ses lèvres un verre de vin rouge. Il colore ses joues mais ses lèvres restent blanches, son sourire énigmatique, illisible.
Elle doit être malheureuse, toujours en brouille avec le nécessaire et le futile. Fouille dans son sac à main, un paquet de clopes, en prend une. Puis l’oublie à ses lèvres… Elle est ailleurs. Je le vois dans ses yeux. Ses larges lunettes noires n’arrivent pas à masquer un regard plein de spleen.
Dans son sac à main, il y a un billet de train. Un aller, sans retour. Cette fois, elle en est sure. Hier, elle a reçu un appel. Son père est en train de casser sa pipe. Je sens que je la perds. Ses yeux me fuient. Et puis ces satanées lunettes m’asphyxient.
Elle se lève, écrase sa cigarette sous sa sandale jaune. Je reste assis. Je lui ai déjà tout dit.
Elle porte à ses lèvres un verre de vin rouge. Il colore ses joues mais ses lèvres restent blanches, son sourire énigmatique, illisible.
Elle doit être malheureuse, toujours en brouille avec le nécessaire et le futile. Fouille dans son sac à main, un paquet de clopes, en prend une. Puis l’oublie à ses lèvres… Elle est ailleurs. Je le vois dans ses yeux. Ses larges lunettes noires n’arrivent pas à masquer un regard plein de spleen.
Dans son sac à main, il y a un billet de train. Un aller, sans retour. Cette fois, elle en est sure. Hier, elle a reçu un appel. Son père est en train de casser sa pipe. Je sens que je la perds. Ses yeux me fuient. Et puis ces satanées lunettes m’asphyxient.
Elle se lève, écrase sa cigarette sous sa sandale jaune. Je reste assis. Je lui ai déjà tout dit.
5 commentaires:
Vous aviez fait du travail magnifique, vraiment, chapeau! On peut savoir qui étaient les membres dudit trio?
mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm a ton avis a la station le 14 juillet il ne restait plus que trois personnes...
Ha ouais? merde.... ce moment était si intense et triste à la fois, je crois bien que je l'avais refoulé quelque part dans un recoin de mémoire oublié...
mais ce serait pas plutôt le 21?
no c quand tt le monde ou presque :) a ete en ville... bien avant le Moment triste... tu vois yavait deja de la nostalgie et de la souffrance....
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