La lune se levait à l'horizon, blanche comme une orange, et ronde comme un iPod. Ludovic sortit du lit et tomba dans les choux. Lorsqu'il se releva, couvert d'hirondelles empaillées, il se dit que ce serait une belle nuit. Il prit son nounours, le recoiffa de sa couronne d'épines, et partit dans le champ de fleurs phosphorescantes qui s'étendait au-delà de sa fenêtre. Là-bas, les énormes fleurs rouges avaient déjà empoigné leurs harpes et jouaient leur hymne silencieux qui faisait tomber les papillon blancs sur le lac. Déjà, ses rives commençaient à geler ; bientôt, l'île serait accessible à pied. On pourrait soigner nounours, là-bas, il n'aurait plus à avoir peur. Pour aller plus vite, Ludovic sauta à pieds joint dans une bulle de savon mauve qui s'envola dans la mauvaise direction. Effrayé, nounours le regardait avec ses grands yeux de boutons à quatre trous. Quand la bulle finit par éclater, elle projeta aux alentours une myriade de bris de sons, et Ludovic se retrouva sur une nouvelle plaine. Tout était blanc ici. Ludovic savait qu'il aurait du mal à retrouver le chemin du retour. Il commençait à être inquiet: nounours avait bien mauvaise mine. Soudain, un roulement de tambour lointain se fit entendre, et se rapprocha rapidement. Ludovic put bientôt voir à l'horizon un immense défilé de soldats de plomb qui venaient à sa rencontre. Il se mit sur le trajet du cortège, et les interpela :
- ohé, monsieur! Mon nounours est malade! vous pourriez m'aider, s'il vous plaît?
Mais les figurines continuaient leur chemin, imperturbables, se rapprochant chaque instant de Ludovic. Leurs rangs s'écartaient, et bientôt ils occupèrent tout l'horizon.
- ohé, monsieur! Mon nounours est malade! vous pourriez m'aider, s'il vous plaît?
Mais les figurines continuaient leur chemin, imperturbables, se rapprochant chaque instant de Ludovic. Leurs rangs s'écartaient, et bientôt ils occupèrent tout l'horizon.
6 commentaires:
ouh pinaise, Lionel Rey serait fier de nous :D
j'ai adore ce debut, c'est tres beau. Je n'ose presque pas y toucher.......
j'avais hâte qu'on se fasse un texte de ce genre, complètement déluré de surréalisme :)
euh... il est temps que tu le saches. Le début (la première phrase du moins), c'est pratiquement du plagiat :D
Ô horreur sans nom! On devrait te bannir du blog ;)
Hey, tous, j'ai une bonne nouvelle: je commence l'université! je suis accepté en traduction et j'ai mon premier cours ce soir :D Wahooo!
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